Les enfants écoutent avec attention les histoires de fantômes, mais les trouvent effrayantes. Tandis que certaines personnes voient des fantômes, d’autres s’en méfient. Les médiums expliquent leur communication avec l’au-delà dans leurs livres et sur YouTube… Mais qu’en est-il des visites des fantômes en rêve ?
Halloween vient de passer et j’ai enfin décidé de vous raconter le cauchemar qui a marqué mon enfance.
Pendant des années, je me suis forcée à oublier ce rêve. Je ne l’avais plus raconté à personne.
Il est pourtant revenu 20 ans plus tard, d’une manière très étrange. Quand un cauchemar de l’enfance revient sous une autre forme plus tard, et en plus devient récurrent, c’est parce qu’il n’a pas été pris en compte par le passé.
Est-il possible d’arrêter un cauchemar récurrent ?
Quand un cauchemar devient récurrent, le premier réflexe consiste à vouloir l’arrêter. Mais plus on veut l’arrêter, il revient encore plus fort.
Que faire quand la peur vous paralyse dans le rêve, et vous continuez à y penser dans la journée ?
J’ai vécu cela à 25 ans, tout simplement parce que je n’avais pas pris en compte un cauchemar de mon enfance. J’ai mis plusieurs mois à trouver la solution et je vous explique ce que j’ai fait ici.
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Le cauchemar de mon enfance
Mais d’abord, laissez-moi vous raconter comment j’ai été amenée à rêver d’un fantôme.
Pendant mon enfance, mon père rendait visite à mes grands-parents tous les vendredis et dimanches soirs. Ça lui permettait de les voir deux fois par semaine, mais aussi de me laisser passer le weekend avec eux.
Je dormais dans la maison de mes grands-parents, qui était devenue en même temps le cadre d’un rêve récurrent.
Chaque nuit, un homme étrange venait me suivre en boucle.
J’avais tellement peur que je courais d’une pièce à l’autre. Il n’arrêtait pas de me suivre et j’entendais ses pas.
La maison de mes grands-parents était composée de plusieurs pièces. En passant d’une pièce à l’autre, on pouvait faire le tour complet de la maison. C’est comme ça que je faisais la boucle plusieurs fois, en étant suivie par cet étrange personnage.
Vu de haut, un enfant courait en cercle suivi par le personnage inconnu. Ils faisaient plusieurs tours de la maison jusqu’à… mon réveil.
Voulait-il me faire du mal ou tout simplement me faire peur ?
Je ne l’ai jamais su car je me réveillais avant de voir son visage. Et je me rendais compte que ses pas n’étaient rien d’autres que les battements de mon cœur.
Je me suis forcée de ne pas raconter mes rêves pendant plusieurs années
Après avoir fait ce cauchemar plusieurs fois, j’ai commencé à le raconter à ma grand-mère. Je devais avoir 4 ou 5 ans à l’époque.
En me voyant effrayée et préoccupée, ma grand-mère ne savait pas quoi faire pour me calmer. C’est comme ça qu’elle a fini par me dire “Chérie, les rêves appartiennent à la nuit et ça ne sert à rien d’y penser la journée. Laisse-les s’en aller la nuit. Oublie-les!”
Ma grand-mère considérait que les rêves sont des histoires incohérentes que le cerveau produit pendant le sommeil. Étant donné que le scénario d’un rêve est incohérent, c’était inutile d’y penser et de le raconter.
C’est comme ça que j’ai commencé à oublier mes rêves. Je me forçais à ne plus y penser dès le réveil.
Ça a fonctionné pendant plusieurs années, jusqu’à l’âge de 25 ans. J’étais étudiante quand le cauchemar est revenu sous une autre forme. À l’époque, je traversais une période plutôt complexe et je devais gérer plusieurs problématiques à la fois.
Mon nouveau cauchemar se déroulait dans le même cadre : la maison de mes grands-parents. J’étais attaquée par un personnage inconnu, mais je sentais que ce n’était pas le même.
Les événements du cimetière et les photos de mon arrière oncle
Avant de vous raconter la suite, laissez-moi vous expliquer pourquoi je crois que cet étrange personnage était un fantôme.
Lorsque je passais les weekends avec mes grands-parents, on allait parfois au cimetière, qui était sur la route vers la maison de mon arrière-tante. Mon grand-père rendait visite à sa sœur et on en profitait pour faire un tour au cimetière.
C’est là que mes grands-parents ont commencé à me parler de ma famille et notamment des mes arrière-grands-parents. Pour me présenter chaque ancêtre, ils me montraient leurs photos.
Je pense avoir été visité par un fantôme dans mon rêve : je vous explique pourquoi
En étant dans la trentaine, j’ai découvert Patricia Darré, ancienne journaliste de radio, qui a vu sa vie basculer lorsqu’elle a découvert sa médiumnité. Elle a d’abord tenté de comprendre son don, qui l’a amenée à devenir une figure reconnue dans le domaine de la spiritualité et de la communication avec l’au-delà.
Patricia Darré est l’auteure de plusieurs ouvrages à succès tels que Un souffle vers l’éternité ou N’ayez pas peur de la vie. Dans Il y a quelqu’un dans la maison…, elle explore les phénomènes de présences invisibles et de maisons hantées, offrant un regard éclairant sur ces manifestations souvent redoutées.
Dans Il y a quelqu’un dans la maison…, Patricia Darré explique que certaines âmes restent bloquées dans leurs demeures, en refusant d’accepter qu’elles ont perdu leur vie. Une âme peut continuer à errer dans la maison qui lui était chère, où qui a marqué la vie. Ces entités se croient encore propriétaires des lieux et font vivre un enfer à leurs habitants.
Les âmes n’ont plus de corps physique. Elles ne peuvent plus ouvrir les portes, ni se servir d’un objet comme les vivants. Certaines ont vécu des émotions inférieures très intenses lorsqu’elles étaient en vie, telles que la haine, la colère ou le désir de vengeance. Si elles n’ont pas pu libérer ces émotions avant de quitter leur vie physique, elles continueront à errer avec elles.
Une âme errante ne peut pas manifester sa colère dans le monde physique. En revanche, elle peut inspirer ou influencer les vivants. Manifester une émotion ou un désir enfoui est très facile dans la réalité des rêves, car c’est l’univers de tous les possibles.
L’histoire de cet oncle qui n’aimait pas les jeux de son arrière-neveu
Revenons à l’histoire de l’oncle de mon grand-père. Il a consacré toute sa vie à son travail, aux économies et à la construction de sa maison. Il n’a pas eu droit à une vie de couple épanouie. Il aurait peut-être aimé avoir des enfants, mais n’a pas eu cette chance.
Plus tard, ma grand-mère m’a raconté qu’il était très en colère contre ses arrières-neveux, mon père et mon oncle. Il détestait que mon père entre dans sa chambre et qu’il joue sans sa permission.
Mon père avait pris l’habitude d’y entrer quand tonton Nicolas allait se promener. Et quand tonton était de retour, il retrouvait mon père et se mettait en colère. Il courait après lui autour de la table, sans pouvoir l’attraper, car mon père était plus rapide.
Les années sont passées et tonton Nicolas est décédé. Mes grand-parents ont hérité de sa maison.
Pendant les crises de colère provoquées par les jeux de mon père, il jurait qu’il allait se venger, me raconta ma grand-mère. Mais il n’a jamais pu le faire, car il était trop affaibli par son âge.
Son âme a-t-elle continué à errer dans la maison ?
Je ne saurais pas donner une réponse certaine, mais je crois que c’est possible.
Dans ce cas, il a dû garder en lui la colère contre mon père. Pendant longtemps, il n’a pas pu la manifester, jusqu’au moment où mon père me laissait passer les week-ends là-bas. Avec mes grands-parents, dans la maison construite par tonton Nicolas.
Et c’est là qu’il a enfin pu libérer la colère accumulée au fil des années. J’étais la victime idéale, un enfant qui ressemblait parfaitement à son père.
Le rêve était l’espace idéal pour reprendre les capacités d’un corps humain et courir après l’enfant “méchant et désobéissant”.
Les enfants ont-ils la capacité de communiquer avec l’au-delà ?
Jusqu’à l’âge de 7 ans, les enfants ont une sensibilité particulière au monde invisible. Une ouverture naturelle qui leur permet de percevoir la présence d’une âme errante et de communiquer avec l’au-delà.
L’esprit d’un enfant, encore peu formaté par les filtres rationnels des adultes, est plus réceptif aux énergies subtiles. Beaucoup de parents témoignent d’enfants parlant à des “amis imaginaires”.
Pour certains médiums, cette aptitude reflète la pureté d’une conscience encore proche de son origine spirituelle. Cependant, cette capacité diminue en grandissant.
Est-ce que j’ai eu la capacité à percevoir tonton Nicolas pendant les rêves de mon enfance ?
Tout est possible. Dans ce cas, j’ai été un outil de libération émotionnelle pour lui et j’espère avoir été efficace.
Le cauchemar revient dans ma vie et cette fois c’est récurrent
En revanche, ce cauchemar est revenu dans ma vie à 25 ans, sous une autre forme. J’étais dans la même maison, cette fois attaquée par un personnage inconnu qui restait dehors. Pour quelle raison ?
Le processus de libération émotionnelle n’était peut-être pas encore achevé. Cette fois, j’ai dû apprivoiser mon cauchemar et le transformer en rêve lucide pour trouver la solution.
La réponse à ceux qui se demandent comment arrêter un cauchemar
En même temps, le cauchemar était de retour pour me faire comprendre qu’il est temps d’accorder de l’attention à mes rêves. D’écouter leurs messages au lieu de les oublier. De les raconter plutôt que de les garder pour moi.
Raconter un cauchemar est le début d’un processus de libération émotionnelle. Quand on le garde en nous, les émotions inférieures s’accumulent et les blessures grandissent.
Vous vous demandez comment arrêter un cauchemar récurrent ?
La solution n’est pas de l’oublier. Ni de le taire.
Racontez-le à un ami qui vous comprend, à un psychothérapeute ou à un spécialiste de l’analyse des rêves.
Raconter libère. Raconter guérit.
Quand vous aurez accompli le processus, le cauchemar s’arrêtera de lui-même.