Elle, c’est la petite Roxana de 4 ans. Mais aussi Roxana dans la vingtaine, qui faisait un cauchemar récurrent et qui se demandait si c’est une bonne idée de les raconter à son ami de l’époque. Allait-il la prendre pour une folle ? Je raconte cette histoire dans mon live 13 conseils pour transformer vos rêves en alliés.
Raconter ses rêves est une preuve de courage, mais pour la réussir il faut d’abord vaincre la peur du jugement. Une peur qui se développe très tôt et qui a pour but de vous protéger et de vous garder dans votre zone de confort. Cependant, si vous restez trop longtemps dans votre zone de confort, vous finirez par vous priver de nombreuses opportunités.
C’est pourquoi il est important de vaincre vos peurs et d’élargir constamment votre zone de confort. Raconter vos rêves fait partie des solutions que vous avez à votre disposition pour vaincre la peur du jugement. Je vous explique tout dans les paragraphes suivants.
Comment sont nées la peur de raconter ses rêves et la peur du jugement ?
Nous avons tous des parcours plus ou moins similaires, c’est pourquoi je vous raconte le mien et j’espère qu’il puisse vous inspirer. Si cela vous aide, je vous invite à partager vos retours en commentaire.
J’ai commencé à faire un rêve récurrent quand j’avais 4 ans (ou peut-être 5, car un enfant a du mal à apprécier le temps). La plupart des weekends, je voyais mes grands-parents et je passais deux jours avec eux. Non seulement je faisais ce rêve en étant dans leur maison, mais leur chambre était l’environnement dans lequel je me retrouvais dans la réalité du rêve.
C’était plus précisément un cauchemar avec un scénario incohérent, que je racontais à ma grande-mère. Elle le trouvait bizarre et n’arrivait pas à comprendre pourquoi ça me préoccupait autant. Et comme elle ne trouvait aucune explication logique, elle me disait “Chérie, les rêves appartiennent à la nuit. Laisse-les partir le matin et oublie-les!”
Elle ne disait rien de plus, mais j’étais sûre qu’elle avait peur que je le raconte à d’autres personnes. La famille ne posait aucun problème. En revanche, si je racontais mon rêve aux gens du village, ils m’auraient prise pour une folle. Ce qui aurait pu impacter l’image de notre famille.
La timidité et l’obligation de parler de sujets qui font plaisir aux autres
Résultat ? J’ai arrêté de raconter mes rêves. J’ai choisi de garder mon silence par peur de nuire à l’image de ma famille. C’est comme ça que la peur du jugement et la peur de raconter mes rêves sont nées.
Et avec elles, j’étais incapables de me rappeler mes rêves pendant des années.
Je ne m’écoutais plus. Ma voix intérieure n’avait plus de valeur. Mon intuition était éteinte.
Ceux qui m’ont connu à l’époque étaient impressionnés par ma timidité. J’étais introvertie et timide. Je me forçais à parler des sujets qui intéressaient les autres et qui n’avaient aucun intérêt pour moi. Dans ma trentaine, je bégayais de plus en plus souvent.
Heureusement, un nouveau cauchemar récurrent a commencé à hanter mes nuits dans ma vingtaine. J’étais encore étudiante et je me réveillais épuisée. Je ne savais pas pourquoi ce cauchemar, ni quel était son message.
Avec du recul, je me rends compte que son rôle a été de m’enseigner à m’écouter.
La zone de confort, un espace où les opportunités sont invisibles
Le fait de m’empêcher de raconter mes rêves a alimenté la peur du jugement. Je me demandais en permanence ce que les autres pensaient de moi. J’avais peur qu’ils me critiquent et qu’ils me rejettent.
La peur du jugement est produite par le subconscient, qui a le rôle d’assurer notre survie. À travers les peurs, le subconscient nous enferme dans notre zone de confort, où rien ne peut arriver.
Pendant l’enfance, la zone de confort nous protège efficacement. Plus tard, cet espace devient trop étroit et limite notre évolution.
C’est exactement ce qui m’était arrivé. Ma zone de confort était trop petite pour moi. Mes perspectives étaient limitées. Mes peurs m’empêchaient de saisir les opportunités et coupaient mes ailes.
Grâce à mon cauchemar récurrent, j’ai dû vaincre les peurs une par une. D’abord dans la réalité éveillée, puis dans la réalité du rêve. Ou peut-être les deux en même temps.
La nuit, j’ai réussi à transformer mon cauchemar en rêve. Au lieu de me réveiller en criant de peur, je me réveille avec des idées inspirantes et des réponses aux questions.
La journée, j’ai commencé à écouter mon intuition et à lui faire confiance. Je m’exprime avec courage et je me rends compte que l’époque des bégaiements est terminée.
Quel est l’intérêt de raconter les rêves ?
Raconter les rêves a une multitude d’avantages, dont je parle dans ma conférence gratuite “13 conseils pour transformer vos rêves en alliés”. Si vous ne l’avez pas encore vue, je vous invite à vous inscrire.
Dans un premier temps, raconter mes rêves m’a permis de comprendre comment les peurs le forment et surtout comment m’en libérer. Cette libération m’a aidé à élargir mes perspectives, d’observer les opportunités et de les saisir.
Dans un deuxième temps, cette nouvelle attitude m’a permis de partager mes rêves sur ce blog et sur YouTube. En me libérant des peurs, j’ai développé le courage de m’exprimer.
Aujourd’hui, je me rends compte que l’introversion, la timidité et le silence sont des cases trop petites pour moi. Je n’accepte plus de rester renfermée dans aucune de ces cases ! Je ne laisse plus les peurs couper mes ailes et je vous invite à faire pareil.